Un jour dans la peau d’une graphiste freelance

Le stéréotype du graphiste ?

Des binocles rondes, un carnet de croquis et un crayon à la main.
Elle dessine des logos toute la journée en buvant du café.

Bon. Ce n’est pas exactement ça 😅

Être graphiste freelance, c’est surtout gérer une entreprise.

Tu imagines que la création représente 80 % du job ? En réalité, on est plus proche des 40 %.

Oui, la créa est la partie visible.

Mais derrière, il y a de la stratégie, des mails, de la prospection, de la gestion client, de la comptabilité… et beaucoup trop d’onglets ouverts.

Bienvenue dans une vraie journée.

Première étape : je n’évite pas ma boîte mail.

En général, ça annonce la couleur :

  • Une “petite retouche rapide” sur un logo (spoiler : ce n’est jamais petit ni rapide).
  • Des corrections “urgentes” sur une maquette de site web.
  • Une demande de devis “vite fait” pour un branding complet avec identité visuelle, kit réseaux sociaux et supports de communication ( ca va me prendre 1h 😅 )

Certains râleraient.
Moi, ça me fait sourire.

Chaque matin apporte son lot de surprises, d’urgences à gérer, de nouveaux projets à organiser.

👉 Bienvenue dans la vie d’une graphiste indépendante.

Avant de créer, j’organise.

Sans gestion, impossible de piloter plusieurs projets de logo, de création d’identité visuelle et de site web en parallèle. Avec une bonne organisation, je peux gérer jusqu’à 6 ou 7 projets en même temps (selon leur complexité).

Aujourd’hui : 

  • Lancement d’un projet d’identité visuelle
  • Finalisation d’un logo pour une marque semi-médicale
  • Corrections d’une landing page
  • Call stratégique avec un client
  • Devis et factures
  • Relances clients (pas fun, mais vital)



Être graphiste indépendante, c’est aussi être :

  • Cheffe de projet
  • Commerciale
  • Comptable
  • Service client
  • Et parfois psy

Illustrator ouvert, j’attaque mon premier projet :  création d’une identité visuelle. 

  • Je reprends les cible, le positionnement de la marque, les valeurs et les contraintes. 
  • Je traduis tout ça visuellement, je trouve des pistes graphiques. 
  • Je mets en page une prestation et un moodboard pour donner un apérçu de la direction artistique à prendre 



Un bon branding, c’est une direction réfléchit. 

Ensuite, j’enchaîne avec des retouches de logo et des corrections de landing page.

Avant de partir, je vérifie mes mails.

Oui, j’ai désactivé les notifications.
Quand je crée, je reste concentrée.

Ensuite je ferme le PC et je coupe VRAIMENT.

C’est important, de laisser son cerveau se reposer.
Certaines fois, c’est cette pause qui t’aide a trouver de nouvelles idées.


Message classique :
“On pourrait essayer autre chose pour le logo ? Je ne suis pas totalement convaincue…”

Ça fait partie du job. 

On aimerait que tout soit parfait, mais 80% du temps ça ne l’est pas et c’est ok.

Les échanges, les tests, les retours, c’est un passage obligatoire pour un résultat à la hauteur des attentes du client.

Je réouvre le projet, je prépare mes arguments et mes questions.

Pendant 30 minutes, on échange sur :

  • Ce qui plaît
  • Ce qui bloque
  • Les ajustements
  • Le planning


À la fin, je reformule tout pour éviter les incompréhensions.
Puis, j’intègre les corrections dans mon planning.

La gestion client, c’est aussi ça le métier de graphiste freelance.



Facturation. Devis. Relances de paiements.

Ce n’est pas la partie la plus glamour, mais c’est ce qui fait tourner l’entreprise.

Être graphiste freelance, c’est gérer son activité de A à Z.

Oui, j’adore mon métier.
Non, ce n’est pas toujours simple.
Oui, je fais de la création.
Non, pas toute la journée.
Oui, je travaille environ 35h (parfois plus, parfois moins).
Non, mes horaires ne sont pas fixes.

Chaque journée est différente.
Et c’est exactement ce que j’aime.

Un projet ? On échange !